2. Penser positif

La deuxième étape consiste à devenir quelqu’un de positif (chose rare chez les timides).

On peut très bien être positif tout en restant réaliste, c’est tout à fait compatible.

Voilà un petit exemple :

  • « Le verre est à moitié plein » => positif
  • « Le verre est à moitié vide » => négatif
  • « Le verre est à la moitié de sa contenance » => neutre

La première phrase décrit parfaitement l’état actuel des choses, c’est une vision réaliste de la réalité. On a bien un verre à moitié plein, sauf que contrairement à la seconde phrase, on voit le côté positif. On pense au fait qu’il est encore plein plutôt que de se dire qu’il sera bientôt vide.

Bon je dois avouer que c’est peut-être pas l’exemple le plus pertinent au niveau de la pensée positive. Ici le but c’est surtout de vous faire comprendre qu’on peut être positif tout en étant réaliste.

Prenons maintenant l’exemple de la timidité :

  • « J’ai peu confiance en moi » => positif
  • « Je suis timide » => négatif

Aucune idée de ce que ça donne en version neutre mais franchement on s’en fou. Quelqu’un qui se répète « J’ai peu confiance en moi » va penser au fait qu’il possède une certaine confiance en lui. En face le mec avec son « Je suis timide » ne pensera qu’à sa timidité, il ne laissera aucune place à une certaine part de confiance. Boom, il vient de pulvériser le peu de confiance qu’il a réellement en lui.

Vous avez beau être timide, votre confiance en vous est forcément légèrement développée (en faible quantité =/= inexistante).

Je vous demande d’être positif, vous allez donc faire disparaitre le mot « timidité » de votre esprit. Ouais franchement il sert vraiment à rien ce mot, mise à part être super rabaissant et vous faire perdre confiance en vous j’vois pas.

« Je suis timide » devient => « Je prends confiance en moi » « J’ai un peu confiance en moi » « Chaque jour je deviens de plus en plus confiant » etc…

Ce qu’il ne faut pas dire : « Je ne suis pas timide ».

Le cerveau ne comprend PAS la négation. Si je vous dis « Ne pensez pas à un éléphant »

C’est fait, vous venez bien de ne pas penser à un éléphant ? Eh bien je suis sûr que vous l’avez fait (cet exemple marche mieux à l’oral).

Concrètement en vous répétant « Je ne suis pas timide », vous allez juste penser à la timidité au quotidien… Pas cool.

Il va falloir appliquer la pensée positive à tous les domaines de votre vie. C’est une nouvelle façon de voir le monde, une philosophie de vie en quelque sorte.

Chaque phrase négative qui traverse votre esprit doit être transformée en une phrase positive ! Vous pouvez aussi tout simplement essayer de voir directement le bon côté des choses plutôt que de voir le négatif dans chaque situation.

  • « Je sais pas communiquer avec les autres » => « Je vais pouvoir apprendre à communiquer et devenir quelqu’un de meilleur »
  • « J’ai jamais parlé à une fille à 16 ans… » => « Faut bien commencer un jour, c’est cool que je le fasse enfin »
  • « Je sais pas quoi dire face à quelqu’un » => « A force de ne jamais parler j’ai développé une très bonne écoute et les gens aiment bien me parler alors que je ne dis rien »

Y’a vraiment moyen de voir un bon côté dans n’importe quelle situation. Ici j’ai exclusivement pris des phrases que je me répétais à moi-même et comment j’aurais pu les rendre positives.

« Je sais pas communiquer avec les autres » : Je pense que je communique mieux que la moyenne parce que justement j’ai dû apprendre à communiquer. Beaucoup de gens restent sur leur acquis « inné » et ne font pas l’effort d’aller plus loin.

« J’ai jamais parlé à une fille à 16 ans… » : Eh bien même si à 16 ans je n’avais jamais parlé à une fille (juste parler pas draguer), maintenant j’arrive à aborder des filles dans la rue sans aucun problème. Certains jeunes de mon âge (20 ans) n’osent pas le faire. Comme l’exemple d’au-dessus, le fait de galérer m’a forcé à me dépasser et j’ai fini par être au-dessus de la moyenne.

« Je sais pas quoi dire face à quelqu’un » : Bah c’était la misère totale à une époque. Mise à part parler de jeux vidéo avec mes potes je n’avais aucun sujet de discussion… Quand je parlais à un inconnu j’avais la capacité de dire trois mots : « Oui » « Non » « Ok ». Côté positif là-dedans ? J’ai développé à mort ma capacité à écouter les autres ! C’est une énorme qualité de savoir réellement écouter ce que l’autre dit.

Une situation négative ne l’est pas forcement en réalité (ne pas savoir quoi dire mais en contrepartie avoir très bonne écoute). De plus, celle-ci peut avoir des conséquences positives sur votre vie à long terme (faire face à ma timidité et finir plus confiant que la moyenne).

Vous voyez surement les exemples que j’ai pris comme des « problèmes ». Un problème c’est plutôt négatif, même si à chaque problème il y a une solution (le monde est bien fait).

Moi je préfère par exemple parler de « challenges » plutôt que de « problèmes ». Y’a du défi, une récompense à la clé, je trouve ça beaucoup plus motivant de voir les choses ainsi !

Y’a pas mal de vidéos et des livres sur la pensée positive sur le net. Je vous invite à vous renseigner un peu plus sur le sujet. C’est vraiment un état d’esprit qui aide à se forger plus rapidement une confiance en soi et ça m’a vraiment beaucoup aidé !

Prenez bien le temps d’analyser les pensées qui vous traversent l’esprit au quotidien et transformez chaque pensée négative en pensée positive.

Etre quelqu’un de négatif n’apporte RIEN dans la vie. Vraiment RIEN. C’est un comportement à bannir (ce n’est que mon point de vue).

Etre positif vous permettra aussi de mieux passer à l’action, pour chaque petit pas à réaliser.

Quand vous allez devoir effectuer un petit pas, vous allez surement vous visualiser en train d’échouer. Vous n’avez pas confiance en vos capacités et c’est donc « logique » de penser à l’échec.

Est-ce que penser ainsi va vous aider ? Non pas du tout !

Ici le but est d’inverser la tendance : vous allez vous forcer à voir votre réussite.

Par exemple : j’ai peur de passer devant la classe pour réciter ma poésie (moi au collège). Je me vois déjà être mal à l’aise devant le tableau et faire pleins de fautes (+ moquerie). Ce que je dois faire : me visualiser être à l’aise et réciter facilement ma poésie.

Revenez lire ce chapitre lorsque vous allez faire vos premiers petits pas. Vous allez voir de vous-même que vous ne pensez qu’à l’échec dès qu’il faut agir.

Personnellement j’ai surtout adopté cette façon de voir les choses à la fin de mon « combat » contre la timidité. Je l’ai surtout employé au moment d’aborder des filles, comme vous pouvez le lire dans les chapitres suivants de mon tutoriel « Comment aborder une fille – Spécial Timide ».